Dans le monde, on recense environ 330 000 espèces de coléoptères dont presque 10 000 en France.
Ils représentent environ 25% des insectes de la planète, ce qui en fait l’ordre d’insectes le plus nombreux et le plus diversifié.
On y trouve les scarabées, les coccinelles, les charançons, les lucanes, les carabes, etc…
Comme tous les insectes, les coléoptères sont dépourvus de vertèbres, leur corps est constitué de trois parties (tête, thorax, abdomen) et ils possèdent trois paires de pattes, une paire d’antennes et deux paires d’ailes plus ou moins modifiées.
Le mot « coléoptère » vient du grec koleós « fourreau » et pterón « aile ».
Chez les coléoptères , les ailes antérieures appelées élytres sont rigides.
Les élytres ne sont pas utilisés lors du vol. Elles forment un étui protecteur pour les ailes postérieures et l’abdomen mou de l’animal.
Chez certains coléoptères, la capacité de voler a été perdue.
Ci-dessous, quelques photos de coléoptères :












Un grand merci à Jessica, chez qui j’ai « emprunté » une fois de plus la plupart de ces magnifiques photos.
Les coléoptères constituent plus de 20 % des êtres vivants (bactéries exceptées).
Actuellement le nombre d’espèces décrites dépasse les 300 000 (contre 5500 mammifères et 10 000 oiseaux), mais selon les estimations, on compterait plus d’un million d’espèces à travers le monde.
Les coléoptères sont très diversifiés et ils ont colonisé à peu près tous les milieux, à l’exception des régions polaires et marines.
Régime alimentaire
Le régime alimentaire des coléoptères est très varié.
Certains sont omnivores, mangeant des plantes et des animaux.
Certains sont végétariens, s’attaquant à toutes les parties des plantes : feuilles, fleurs, graines, bois, racines.
D’autres sont principalement carnivores. Ils chassent et consomment beaucoup de petites proies, d’autres insectes, des vers de terre, des limaces ou des escargots.
Ainsi, la coccinelle se nourrit de pucerons ; elle est d’ailleurs utilisée en lutte biologique contre ces derniers.
La matière organique en décomposition fait partie du régime alimentaire de nombreuses espèces qui jouent un rôle important dans le recyclage des déchets.
Dans cette catégorie, on retrouve les espèces dites coprophages qui consomment des excréments (bousiers),
les espèces nécrophages qui se nourrissent d’animaux morts
et les espèces détritivores, qui se nourrissent de débris animaux, végétaux ou de champignons.
Reproduction et développement
Une des caractéristiques des coléoptères est leur cycle de développement.
Les femelles pondent des œufs d’où sort une larve qui ressemble à un ver.
Arrivée à maturité, la larve se transforme en nymphe ; elle s’abrite parfois dans un cocon. puis la nymphe devient adulte (imago).
Selon les espèces, durant sa vie, une femelle coléoptère peut produire entre une dizaine et plusieurs milliers d’œufs.
Chez les doryphores par exemple, une femelle pond en moyenne 800 œufs, avec un maximum de 1 500 voire 3 000.
Les œufs sont pondus en fonction du substrat sur lequel les larves se développeront.
Ainsi, les ténébrions déposent leurs œufs dans la farine.
Chez les coccinelles, les œufs sont pondus sur une feuille ou posés individuellement sur une plante.
D’autres pondent à l’intérieur des racines.
C’est généralement au stade de larve que l’insecte s’alimente le plus.
La durée de la période larvaire est très variable selon les espèces.
Chez la plupart de celles-ci, la larve gagne en poids et en taille au cours de sa croissance, sans changer d’aspect ni de régime, pour ensuite se transformer en nymphe, puis en imago.
Comportements
Les coléoptères ont développé une variété de moyens pour communiquer.
L’utilisation de phéromones est l’une de ces techniques.
Une phéromone est une substance chimique émise par la plupart des animaux et certains végétaux,
et qui agit comme un message entre les individus d’une même espèce.
Il existe différents types de phéromones :
Les phéromones sexuelles sont émises par les femelles pour indiquer leur disposition à être fécondées.
Les phéromones d’agrégations : Produites par l’un ou l’autre sexe, elles attirent leurs congénères à un endroit donné comme par exemple pour indiquer l’emplacement d’une source de nourriture importante.
Les phéromones d’alarme sont produites par un individu en cas de blessure ou d’attaque par un prédateur, et déclenchent la fuite (pucerons) ou l’agression (abeille) chez les autres individus de la même espèce.
Vous trouverez la description d’autres phéromones dans ce passionnant article.
D’autres espèces (vers luisants, lucioles) communiquent grâce à la bioluminescence.
D’autres encore, utilisent la stridulation, c’est-à-dire l’émission d’un son par frottement.
Face à une menace, certains coléoptères adoptent un comportement particulier, la thanatose, qui consiste à replier leurs appendices et à se laisser tomber ou rouler sur le dos, simulant ainsi leur propre mort.
Par ce moyen de défense, la proie désintéresse ses prédateurs, ces derniers préférant les proies vivantes.
Sources
https://fr.wikipedia.org/wiki/Coleoptera
La grande encyclopédie des insectes, Gründ, 1989